
Notre dernière étude démontre les impacts positifs d’une labellisation RSE sur la performance et la transformation des organisations engagées. Une aubaine à l’heure où se dessinent les nouveaux contours de la directive CSRD.
Nous savons qu’une démarche RSE n’est bénéfique que si elle est clairement structurée, déployée et pilotée. Mais comment en mesurer concrètement les bienfaits ? Le passage à la labellisation RSE agit-il directement sur la performance des organisations ? La labellisation apparaît bel-et-bien comme un investissement stratégique aux retombées concrètes, à condition de choisir un label exigeant.
L’étude, réalisée par le cabinet Time to Be pour Responsibility Europe (RE), met en lumière les impacts positifs mesurables de ces labels, sur la base d’une enquête quantitative menée en septembre 2025 auprès de 743 organisations regroupant deux échantillons indépendants : 414 organisations porteuses d’un label membre du réseau Responsibility Europe et 329 avec une démarche RSE structurée, mais non labellisées.

La labellisation RSE est perçue par les organisations comme un investissement stratégique :

Au-delà des résultats économiques, la labellisation joue un rôle clé dans la structuration et le pilotage de la RSE :
Les organisations labellisées déclarent également un renforcement du sens de la mission, une stratégie plus claire et un meilleur alignement entre court et long terme.

Au global, 80 % des organisations sont satisfaites de leur labellisation et 9 sur 10 pourrait la renouveler.
Les bénéfices sont réels lorsque le choix se porte sur un label RSE exigeant. « Pour que la labellisation soit un outil de performance, le référentiel du label choisi doit s’appuyer sur la norme internationale ISO 26000 et être aligné avec les 17 objectifs de développement durable. L’indépendance et l’impartialité de l’organisme labellisateur, comme ceux du réseau Responsibility Europe, sont également indispensables car l’auto déclaration n’a aucune valeur », explique Alain Jounot, président de Responsibility Europe et responsable RSE d’AFNOR Groupe.
Responsibility Europe réunit les porteurs des labels RSE européens et internationaux les plus exigeants et crédibles. Les organisations détentrices d’un des labels de notre réseau bénéficient automatiquement du label RE, leur offrant une reconnaissance européenne et internationale. La crédibilité d’un label repose sur plusieurs éléments : robustesse du référentiel d’évaluation, choix de l’échelle de maturité, compétence des évaluateurs, méthodologie d’évaluation sur site, conditions d’attribution du label, modalités de communication interne et externe. Ces exigences sont par ailleurs précisées dans la norme NF X30 053.
Pour rappel, les labels membres sont : label Engagé RSE – AFNOR (France), label ESR / Entreprise responsable – l’INDR (Luxembourg), Certification EcoEntreprise (Suisse), label de qualité THQSE(France), label RSE – CGEM (Maroc), Label RSE Industries minérales d’UNICEM entreprises engagées (France), label RSE Conect – Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Tunisie), label RSEi – fédération des entreprises d’insertion (France), label Good 4 Global (Canada – Québec) et le label BioED (France).
Responsibility Europe se réjouit de diffuser cette étude au moment où les nouveaux contours de la directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) sont rendus publics. Selon Alain Jounot, « Le backlash écologique européen est une erreur stratégique. Les chiffres de notre étude montrent que ce ne sont pas les entreprises engagées qui perdent en compétitivité, d’autant plus celles labellisées qui ont une démarche RSE clairement établie ». Concerné ou pas par la directive CSRD, une démarche RSE bâtie sur la norme ISO 26000 est forcément un plus : la collecte des indicateurs et la démonstration de l’amélioration des pratiques s’en trouvent facilitées.